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8ème rencontre du réseau TO

 

Compte rendu résumé de la rencontre du Réseau TO, 25 et 26 mars 2017

Ce week-end, Géraldine D. des Fées Rosses, dite «Gé», et Céline M. d’Actor, animaient et prenaient les notes.6 groupes (9 personnes) étaient présents, dont un groupe nouveau dans le réseau : Ficelle et compagnie, de Clermont-Ferrand. 13 groupes absents ont donné des nouvelles. (lire liste et détails au bout du compte-rendu) 1) DECISION : Prochaine rencontre du réseau à GRENOBLE, les 7 et 8 oct 2017 POURQUOI ?

  • Nous parlions d’organiser des rencontres de pratiques et d’études, pas forcément en région parisienne, (une fois par an?) préparées par un ou plusieurs groupes, pour présenter, débattre, travailler ce qui nous pose problème.
  • Nous parlions d’un des débats qui nous avaient polarisés, amorcé au stage « polarised people », à propos du remplacement d’une femme par un homme dans un théâtre forum sur le sexisme.

Proposition adoptée : faire une rencontre sur ce thème en Rhône Alpes avec les groupes de Grenoble: Fées Rosses, L’Ébullition, La Pagaille, sur la posture de la JOKERE ou du JOKER : « comment et pourquoi concrètement encourager, refuser, accepter ou pas tel ou tel remplacement, notamment dans un TF féministe. Quel travail y faire ?

  • Proposition d’analyse de la pratique TO, pouvoir remplacer le joker et les participants, jouer des types de public avec lesquels on a des difficultés à se confronter.
  • Gé, la jokère du spectacle des Fées Rosses « Hors de ses bras », se confronte parfois aux réactions de personnes qui posent problème… Nous pourrions, praticiens du TO, la remplacer et confronter nos propositions.
  • Inviter d’autres spectacles sur des thématiques similaires, (TF de TOP sur les violences conjugales, TF de Féminisme Enjeux… il y en a d’autres !).
  • Autres exercices à penser et à préciser.

Comment on s’organise ? Quelle répartition du travail ?

  • Faisabilité quand même à confirmer par Gé ! Elle sera la référente avec Kaé de La Pagaille g@lesfeesrosses.org
  • Gratuité des prestations présentées par les groupes
  • Hébergement sur Grenoble à organiser
  • Au cours du week-end, deux heures d’AG administrative du Réseau, avec décisions sur stage ou rencontres de 2018.

Pour la suite, d’autres rencontres ? nous tenons à l’esprit « Auberge espagnole »:Partager les repas, faciliter l’accueil et l’hébergement de ceux qui se déplacent, viennent voir ce que font les autres; dans la région d’accueil mettre en lien les groupes qui pourraient-voudraient rejoindre le Réseau.Déjà une proposition concrète : en 2018, une rencontre lors d’un « chantier » de NAJE. 2 ) LE SITE ET LA LISTE DE DIFFUSION LA LISTE DE DIFFUSION

  • Elle comprend environ 80 adresses de « participants », qui sont soit des groupes, soit des individus.
  • Chaque « participant » reçoit et peut écrire à tous à : participants@listes.reseau-to.fr
  • Quelles infos ? un message, une newsletter, une invitation, mais aussi une question, une proposition de discussion.

Proposition : JF va demander aux participants s’il peut diffuser (à la liste) leurs noms et adresses électroniques. Cela pourrait être utile pour écrire à des personnes en particulier.Le « public » peut maintenant joindre le Réseau à cette adresse : contact@reseau-to.frLes mails seront lus par JF, Fabienne et Gé. (qui répond envoie aussi une copie à contact@reseau-to.fr)

LE SITE INTERNET

On ouvre le site au public
!

www.reseau-to.fr

=> Quelques réglages restent à faire, ALLEZ VOIR! Décisions :Onglet accueil : le texte provisoire va être revu ( JF, Claire L, Ficelle )Onglet les groupes du Réseau :( travail mené par Fabienne avec des liens vers les sites des groupes)les statuts, la liste des groupes adhérentsOnglet calendriers : JF fait la m.a.j. en reprenant simplement ce que les groupes envoient à la liste : stages, newsletters, invitations (sans relance).Onglet textes : Les textes d’abord parus sur la liste, et qu’on décide de rendre public.Enfin, l’onglet : espace membres. Espace non public, mot de passe (à garder pour vous!) : 77participantsOn y met les CR de nos réunions, nos archives, récits de visites, des exercices, les CR de stages, des questions et débats . (JF refond cette partie avec son ami Philippe) Autres propositions :

  • Etudier la question des « mots clefs » pour le référencement du site
  • Brigitte Millet va créer une fiche avec une liste de thèmes : chaque groupe pourra cocher ceux sur lesquels il a travaillé. Permet d’avoir un référencement des activités de chaque groupe, voir si certains ont besoin d’appui, d’infos, d’aide sur des thématiques de travail. (à suivre)

3) BILAN DU STAGE « Polarised People »

Le financier, l’organisation :En trois mois, mise sur pied du stage, et création de l’associationRéseau TO ! On a été actifs et réactifs.38 personnes venues de 11 groupes, plus les deux animateurs Rima Jawalbra et Chen Alon.La surface de la salle : TB, mais on n’aurait pas pu être + nombreux (même si le type d’animation semble le permettre). Finances : 120€ par participant-e-s, avec quoi nous avons payé l’avion de Rima, (celui de Chen était pris en charge par le distributeur du film Entre Les Frontières), les transports locaux des animateurs, leurs repas, (mais hébergements amicaux), la location de la salle, le petit déj-accueil de tous, donné la gratuité du stage aux traductrices. Nous avons pu verser 800 euros à Rima ainsi qu’à Chen pour développer leurs actions militantes sur place.Il nous restent 700 € pour le fonctionnement du Réseau TO. Le contenu / les comptes-rendus :Les jeux et les techniques du « Polarised TO »Les comptes-rendus des exercices ont été diffusés pour l’instant aux stagiaires : la technique « les groupes polarisés » par JF, le déroulé du stage par Géraldine (Ebullition, Bruxelles), une synthèse a également été renvoyée par Marie Anne (Actor). Recueil coordonné par Laura (Les cent culottes).Proposition : envoyer un compte-rendu résumé du stage, et la description des exercices à la liste du réseau, mettre enligne ensuite sur notre site, (avec un travail de ré-écriture). Belle perspective ! Réflexions sur le contenu du stage :

  • Les animateurs ont assuré : mise en confiance et acceptation.
  • Très positif de faire des jeux, des exercices, des nouvelles techniques de TO, avec des personnes nouvelles et d’autres qu’on n’a pas vues depuis longtemps, toutes membres des associations du Réseau.
    1. Jour 1 Le travail sur nos IDENTITES (images, poésie, création) fut exaltant. Une rencontre différente, une émulation et un brassage.
    2. Jour 2 Le travail sur NOS POLARISATIONS, nos oppositions, au sein de notre « communauté du TO ». Deux POLARISATIONS qui nous partageaient « moitié/moitié » furent finalement retenues, et ce fut chaud émotionnellement : Violence / Non violence (notamment dans les manifestations) et une question plus spécifique au TO : Peut-on accepter (encourager, refuser ?) le remplacement d’une femme par un homme dans un TF sur le sexisme ?

Perspectives :

  • On n’est pas allé suffisamment loin dans les débats « polarisés » (faute de temps?) Proposition à réfléchir : apprendre à créer un Théâtre Forum POLARISE, dans un stage de perfectionnement avec Chen Alon.
  • Réutilisation des techniques dans nos groupes : Marion et Klara à TOP, Fabienne et Fatima à NAJE, Géraldine des Fées Rosses, (et d’autres?) en ont utilisées.Décision : JF leur écrit pour leur proposer de partager leurs expériences.

Le film « Entre Les Frontières » :Ce film sur le travail de Chen dans un camp de réfugiés a été présenté un soir du stage, et a été accompagné plusieurs fois avec débats : par JF à Lille et ailleurs, et par Brigitte à Brest. 4) ECHANGES SUR VALEURS ET OBJECTIFS DU RESEAUMéthode du « débat en étoile », par Gé. (cette méthode sera décrite dans un prochain envoi) VALEURS

  • Éthique commune : affirmer que l’on est là pour lutter contre les oppressions
  • Coopération : Recueil – Écrits – Partage / Transmission / Partager nos savoirs / Partager nos pratiques..Oui mais comment ? (temps et argent) / Étayer nos pratiques par nos échanges et réflexions
  • Oser se confronter ET se rencontrer pour prendre du plaisir à se voir
  • Développer une équité financière
  • Ensemble s’ouvrir à l’international

Trois Dessins « symboliques »

  • Un fil qui relie 2 pots de yaourt l’un à l’autre /
  • Une toile type tapisserie : chaque main représente un groupe de TO , reliés par des fils, et aux croisements des fils : des étoiles où sont écrites nos valeurs /
  • Une carte de France ou les points des villes sont reliés par des traits.

OBJECTIFS

PROJETS DE RENCONTRES : Organisation d’un stage annuel ?Certains groupes du Réseau en proposent, mais ces rencontres seraient différentes, ce seraient celles du Réseau, (et financées par le réseau, au contraire des stages de chaque groupe).

  • Stage qui réunisse le Réseau, avec un intervenant international ? Sont évoqués : Chen Alon ; Sanjoy Ganguly(Jana Sanskriti) ; Barbara Santos (TO de Berlin et du Brésil), Till Bauman d’Allemagne sur rythmes et sons, Une femme au Portugal sur costumes en papier… Des liens se créent ou se renforcent dans ce cadre (le Réseau s’est créé à partir du stage à Lille de Jana Sanskriti, 2013)
  • Rencontres qui valorisent nos « autres » pratiques pour s’ouvrir ? (Criée Publique, Clown Forum, etc…)
  • Organiser un Festival du Réseau : pas encore mûr, peut-être pour plus tard ?

Décision :Recueillir les propositions de la thématique du prochain stage, auprès de tous les groupes qui seront présents ou non, les 7 et 8 octobre prochain à Grenoble. AUTRES PROJETS :Régions : Et si nous avions un ou une référente par région, qui centralise et diffuse les infos ?
Site Internet :(voir plus bas aussi) m.a.j. du répertoire du réseau des adhérents; banque de données de textes (internes et publics); en améliorer la lisibilité, créer des fiches techniques sur groupes et leurs pratiques (voir l’idée de B. Millet ) 5) FONCTIONNEMENT ADMINISTRATIF ET FINANCIER Les cotisations 2017 des 13 groupes fondateurs, et des groupes adhérents qui vont les rejoindre, payent notamment les frais du réseau et les trajets pour venir aux rencontres.Pour les remboursements de frais, envoyer à Fatima BERRAHLA, 49 rue Raspail 93100 MONTREUIL les factures, justificatifs, signés de la personne à rembourser, ainsi qu’une enveloppe timbrée à son adresse.

  • Cela concerne la présente rencontre des 25 et 26 mars 2017
  • Les transport de la rencontre d’octobre 2016 peuvent également demandés à être remboursés.
  • Les frais pour la venue à Grenoble aux prochaines rencontres seront remboursés en totalité, à la condition qu’ils ne dépassent pas les ressources du Réseau, sinon ils seront remboursés partiellement . (estimation à faire)

Organisation associative

  • Les statuts du Réseau, rédigés et approuvés suite à la dernière rencontre, ont déjà envoyés à la liste et sont présents sur le site avec la liste des 13 groupes fondateurs.
  • l’AG : une brève AG à la rencontre des 7/8 oct, à Grenoble (procurations seront envoyées aux groupes adhérents)
  • Le bureau : Les statuts prévoient qu’il peut être modifié à chaque AG. Il est possible de se proposer pour rejoindre le bureau, actuellement : présidentJF de TOP, présidente adjointe : Gé des Fées Rosses, Trésorière : Fatima de Naje, trésorière adjointe Céline d’Actor. (Céline ne tient pas à rester à ce poste).

6) PRESENTATION DES GROUPES PRESENTS, NOUVELLES DES ABSENTS

Louise et Karende Ficelles et compagnie, groupe de Clermont-Ferrand, que nous accueillons pour la première fois. 3 salariés + 3 intermittents + 6 bénévoles. Vient du Clisma / Clown Théâtre et Caravane Théâtre / coopérent avec L’Escargot Migrateur. Spectacles sur commande, analyse de la pratique, actions internationales (Inde, Burkina, Philippines, …) Livrets pédagogiques de jeux et exercices.Intéressées par des échanges sur les modèles de T.F. existant dans le Réseau. Céline M. et Marie-Anne S. de ACTOR, Théâtre de l’Opprimé de Rennes (5 personnes bénévoles)Questions soulevées : analyse de pratique autour de ce qu’elles ont fait ? Devenir organisme de formation ? Claire Laboureau et JF de T’OP ! Théâtre de l’Oppriméà Lille. JF rappelle l’importance d’être un Réseau et pas une Fédération, de se rencontrer pour apprendre des autres et non pas critiquer, de partager les visites mutuelles et les expériences. ( Il a envie d’écrire sur ses visites). Géraldine D. de Les Fées Rosses – Théâtre déclencheur à Grenoble. 3 intermittentes + 3 salariés en contrat aidé.Pratiquent aussi d’autres techniques que le TO. Spectacles, ateliers et formations. Brigitte Millet, du TO de Brest, (qui nous rejoint dimanche) Fabienne de NAJE (qui nous rejoint dimanche) OUTRE CES SIX GROUPES, QUELQUES NOUVELLES DE… 13 AUTRES ! (par mail, sur la liste ou par tél) Sept groupes ont dû annuler leur venue : Féminisme Enjeux : « nous sommes debout ! » JF leur propose de présenter à la liste du réseau leur nouveau TF sur le cyber harcèlement. Désamorces : « en octobre prochain, oui ! ». Nous ontinvités à leur prochain spectacle, Histoires d’Eux (Montauban) Ils ont de nouveaux contacts prometteurs. TO de Cherbourg; Missgriff (qui diffuse son atelier sur la liste); Clément Poutot (sociologue, thèse sur le TO); Philippe Risler (Fontenay sous bois).Six autres n’étaient pas dispos à cette date, mais sont en contact : Pas a Paso(Amiens) Bastien et Claudia insistent sur leur fonction de «pont » avec le Brésil. La pagaille (Grenoble, qui coopère avec les fées Rosses), Le Potimarron (Strasbourg), Une Idée Dans La Tête (Paris), Le Reuz (Morlaix), Alternative Théâtre (Liège)… Commencé samedi à 18h, nous avons terminé ce week-end dimanche à 17h30, en se disant qu’on avait bien travaillé ! Ce week-end nous avons pratiqué aussi : un JEU de rythmes, du stage Polarised People (variantes du Carnaval de Rio), unEXERCICE : le « débat en étoile » (individus, petits groupes, grands groupe), ils seront décrits dans un texte à venir. Et un CHANT de lutte sur la grève des sardinières « les penn sardines » Notes prises par Gé et Céline. Résumé par JF, revu par Céline. 2 avril 2017

7ème réunion « vers un réseau TO »  des 8 et 9 octobre 2016

PrcoèsVerbal des décisions prises lors de la 7ème réunion « vers un réseau TO »  des 8 et dimanche 9 octobre 2016
à la Fabrique de mouvements » 5 rue de Valmy, Aubervilliers Seine st Denis.

Animation : Fatima Berrahlia de Naje (Chanteay Malabry) et Muhammed d’Alternative théâtre (Liège).

14 personnes ont participé à ce week-end, venues de 7 groupes différents, avec les pouvoirs de 7 autres groupes.

Samedi 8 octobre 2016 nous nous sommes retrouvés en soirée, avons débuté par des jeux, des nouvelles brèves des groupes, puis une expérience à partager et questionner : la scène « loi travail » de TOP.

Dimanche 9 octobre  :

1) Nous recevons Mathieu, de Météore film

qui présente la sortie en France du film d’Avi Mograbi sur le travail de TO de Chen Alon dans un camp de réfugiés en Israël. Titre : Entre Les Murs (ELF). Le film sort le 5 janvier, avec 20 copies. Décision : les groupes qui souhaitent intervenir autour de la sortie du film dans leur ville sont invités à prendre contact avec JF et avec  julie@meteore-films.fr 01 42 54 96 20

Nous décidons de nous créer en association : le RESEAU TO, qui  sera une asso de groupes, déclarée en préfecture.  

Nous choisissons un bureau : Président JF Martel de TOP (lLille)  Vice présidente, Géraldine Doat des Fées Rosses (Grenoble) Trésorière, Fatima Berrahala de Naje (Chatenay Malabry). Vice-Trésorière, Céline Martel d’ACTOR (Rennes).

JF martel (TOP) et Marie-Anne Seynaeve (ACTOR) sont en charge de rédiger les statuts pour  approbation des fondateurs.

Pas de CA, donnons le maximum de place à l’AG que nous souhaitons semestrielle, comme nous le pratiquons depuis nov 2013.

Compte postal : JF Martel Fatima Berraha sont chargés d’ouvrir, ils en auront la signature. Le siège social sera le domicile de JF Martel : 22 rue Durnerin, 59000 Lille.

 2) Le  stage des 7 et 8 janvier « polarised people » animation par Rima Jawabra et Chen Alon :

Nous décidons d’organiser ce stage. Le réseau en assume le travail de préparation, et le risque financier. Il se déroulera en anglais. L’atelier traite du travail possible avec des groupes « polarisés » à partir de l’expérience de « combatants for peace » cfpeace.org/

Distribution et contenu des tâches:

-inscriptions par Cherine Ammar, facturation par Fabienne Brugel et l’association Naje. 120 euros par participant. Naje re-versera au réseau quand le réseau aura une existence juridique et un compte postal. -hébergements : à prendre en charge par chaque groupe.

-rédaction d’un texte explicatif et contacts avec Rima et Chen, organisation de la traduction : JF Martel

Le site internet. Nous visualisation le site et son arborescence.

Buts du site ?  : avoir une meilleur visibilité, exister face à d’autres réseaux qui se présentent parfois en concurrence avec nous. Regrouper nos textes, archives, documents, recherches, présenter nos calendriers de stages, forums etc…

Propositions à réaliser :

-trouver des photos et des visuels (qui?)

-Seuls 4 ou 5 groupes ont une newsletter : inciter les autres groupes à envoyer leur calendrier au réseau.

-demander aux groupes qui ne l’ont pas fait d’envoyer leur présentation à fabienne.brugel@orange.fr

-créer une carte avec des liens actifs, localisant les différents groupes en fonction des régions. (qui?)

-un accueil avec quelques lignes expliquant l’esprit du réseau, et 10 lignes d’un texte de Boal.

À venir :

-bientôt, tous les gens inscrits sur la liste « participants » vont pouvoir y accéder en lecture. JF s’occupe su site (avec Fabienne) jusqu’à la prochaine rencontre. Nous déciderons ensuite qui va pouvoir y écrire. Puis le site sera ouvert au public, mais avec des sections réservées aux participants, aux groupes adhérents.

– diffuser dans la section archive « l’esthétique de l’opprimé » qui n’est toujours pas traduit. (Bastien?)

-mettre en ligne la collection des cahiers du CEDITADE (ancêtre du CTO A.Boal de Paris) (qui?)

Cotisations au RESEAU TO : base 300 euros par an et par groupe, à moduler.

Rappel du principe: au début du réseau, le partage des frais de transports avait été demandé aux individus présents. Nous avons décidé la dernière fois de demander une cotisation aux groupes, et pas aux personnes, qu’ils soient présents ou non. Ce serait un façon de mutualiser : les coûts des trajets, pour qu’ils ne soient pas un frein à la participation ; les frais pour le site ; l’organisation de stages au nom du réseau.

La part de cotisation est laissée à la décision de chaque groupe, en fonction de ses possibilités, mais la cotisation de base est fixée à 300 euros par an. La cotisation est un acte politique fort. A chaque groupe de voir s’il peut payer 1/2, 1, 2 ou 3cotisations ?

Fonctionnement de la liste de discussion du réseau :

les groupes ET les personnes y sont des « participants ». Chacune et chacun reçoit et peut y écrire.

Cela permet de donner des infos à tous, mais aussi de faire un échange de fond entre participants. Témoignages, récits….

1ere étape : on écrit à participants@ listes.reseau-to.fr

2eme étape : après relecture, certains textes seront diffusés sur le site.

Prochaines rencontres du RESEAU TO :

– Stage 7-8 janvier 2017 en région Parisienne.

– Samedi 7 janvier vers 18 ou19h : brève réunion pour des points techniques et pour les personnes qui ont besoin de signer.

-Rencontre semestrielle traditionnelle fin mars. Faire un doodle ou un framadate pour proposer les 25-26 mars.

Responsables de la préparation et de l’animation de la rencontre des 25/26 mars :

Géraldine des Fées Rosses g@lesfeesrosses.org et  Céline d’Actor martel35@gmail.com

Propositions d’ordre du jour, à compléter par toutes et tous : le bilan des cotisations, bilan du stage « polarised people », partage sur l’esthétique du théâtre de l’opprimé ou du théâtre journal, questions et partage d’expériences (notamment sur le travail en prison) ;  point internet :  mise en place du site « ouvert »

Procès verbal rédigé par JF Martel, d’après le texte rédigé par Muhammed à partir de ses notes, relu et complété par Fatima Berraha le 7 nov 2016.

Ordre du jour de la 6ème rencontre. 13/3/16

ORDRE DU JOUR de la  6ème rencontre: 13 /3/ 2016
Bonjour,
en concertation avec les inscrits, nous avons opté pour UNE seule journée (et non deux):
ce sera DIMANCHE 13 MARS de 10h à 18h. (la veille quelques uns iront dans l’Oise voir deux brefs théâtre-forum de naje).
Neuf groupes sont maintenant annoncés : T’OP! (Lille) Potimarron (Strasbourg), Féminisme-enjeux(93), Naje (idf), Missgrif (idf), les fées rosses (Grenoble), Alternative théâtre (Liège), Héléna du nouveau  groupe du Finistère, et Histoire d’eux (Montauban).

Adresse: La fabrique de mouvements, 5 rue de Valmy, Aubervillers.
Prendre le RER B jusqu’à la station Courneuve-Aubervilliers, puis 5mn de marche à pieds: sortir, repasser sous les voies, prendre la première rue à droite (un traiteur maghrébin fait l’angle) et marcher tout droit jusqu’au lieu (attention la rue de Valmy commence sur la commune de la Courneuve) vous devez attendre de rencontrer le panneau d’entrée dans Aubervilliers pour trouver le numéro 5 sur votre gauche. perdu(e)? 06 85 54 99 68
Repas: il n’y a pas grand chose sur place pour acheter à manger et pas de resto. Donc mieux vaut apporter avec soi de quoi se restaurer. NAJE a sur place assiettes et couverts, un micro ondes.

Pour un côté agréable et ludique dans ces rencontres, nous alternerons les moments d’échanges, les jeux, (nouveaux, modifiés, transformés, qui nous en propose?) ou exercices, les présentations de textes, travaux, diapos ou scènes.
Un mois après le décès de Muriel, nous recueillerons les messages de ceux qui le désirent, ils seront transmis à sa fille Camille.

Merci de nous envoyer des propositions (voir les 5 rubriques ci-dessous). La réussite dépendra de notre disponibilité joyeuse, mais aussi des apports en amont.

1) LES  NOUVELLES
-nouvelles de nos groupes, nos dates de festival ou de « grand spectacle »
-Kuringa à Berlin, festival TO de Rotterdam, Jana Sanskriti et le Centre de Ressources et de Recherches sur le TO (JSIRRI)

2) LA COOPERATION ET LES VISITES ENTRE GROUPES
-Ce qu’on a fait (raconte) ce qu’on souhaite, ce qu’on propose.
-retours sur ce qu’on a vu chez les autres, que fait-on de ces retours?
(samedi, quelques-uns auront vu 2 brefs TF de Naje dans l’oise)
-rôle de la liste « participants ».

3) LE SITE
présentation-critique au vidéo projecteur de ses différentes rubriques, critiques et propositions. Pour la rubrique « calendriers des uns et des autres » envoyez vos dates par mail, JF essaiera de les intégrer. Qui peut amener son ordi portable et le connecter?

4) LES SCENES et les STAGES
– scènes contre l’extrême droite ? Partage autour de la scène du Potimarron: comment agir en direction des jeunes en « radicalisation » ?
-stages passés et à venir, comment soutenir un stage organisé par un des groupes du réseau?

5)  FONCTIONNEMENT et but du RESEAU et de ses rencontres
-les textes, les CR, les visites,
-les  participations financières
-les propositions de réflexion sur nos pratiques (th journal, analyse de pratique par le TO, TK des groupes polarisés, les I projetées…

nos amitiés. Jacqueline Martin : contact@theatrepotimarron.com JF Martel:  jf.martel@free.fr

4ème rencontre

4ème rencontre: 28/29 Mars 2015

ADRESSE : La fabrique de mouvements, 5 rue de Valmy à Aubervilliers.
Prendre le RER B jusqu’à la station Courneuve-Aubervilliers, puis 5mn de marche à pieds:
Sortir, repasser sous les voies, prendre la première rue à droite (un traiteur maghrébin fait l’angle) et marcher tout droit jusqu’au lieu (attention la rue de Valmy commence sur la commune de la Courneuve), vous devez attendre de rencontrer le panneau d’entrée dans Aubervilliers pour trouver le numéro 5 sur votre gauche.

HORAIRES:   SAMEDI 10h à 18h  et DIMANCHE 10h à 18h

REPAS: Attention il n’y a quasi rien sur place pour acheter à manger et pas de resto. Donc il faut apporter avec soi de quoi se restaurer. NAJE a sur place assiettes et couverts, un micro ondes et
SAMEDI SOIR: quelqu’un-e veut-il-elle proposer quelque chose ?

GROUPES PRESENTS et HEBERGEMENTS:
merci de remplir rapidement le doodle que nous vous envoyons
pour qu’on sache toutes et tous qui est là les 2 jours, qui ne viendra qu’une journée
Préciser aussi, dans les remarques: « je propose  ou je cherche un hébergement » en indiquant un contact

Pour voter par procuration le 29 mars (second tour des départementales)
C’est très facile: remplir le formulaire cerfa n°14952*01 l’imprimer, le porter soi-même au commissariat ou à la gendarmerie, avec ses propres papiers (CNI, passeport ou permis). On peut désigner n’importe quelle personne inscrite dans la même commune (une seule procu par personne) la personne désignée recevra la procu par la poste.

PROGRAMME:
Coopération : nous ferons le point sur les coopérations et rencontres, échanges, entre groupes depuis octobre

Communication : nous ferons le point sur l’utilisation pratique de l’adresse « participants@reseau-to.fr«
nous présenterons la « plate forme » accessible à tous, nous projetterons des propositions de pages et de contenus, notamment la page « des programmes de chaque groupe » que JF a reçues.
(pas pas trop tard pour en envoyer encore à: jf.martel59@orange.fr)

Rencontres du réseau:
-Les CR de la rencontre d’octobre seront distribués. (quel statut pour ces textes? et pour les précédents ?)
-Péréquation des frais de déplacements: en octobre, chaque personne présente de région parisienne avait donné 30 euros, les personnes venues de loin qui  le désiraient avaient reçu 30 euros.
-Suite des événements du réseau

-Les stages et les formations: le point sur ce qui existe, nos besoins et propositions

Périmètre du réseau, charte, textes complémentaires : où en est-on?
Bastien et JF proposeront une méthode de travail

Prise de notes:
on compte de nouveau sur Clément et Sophie ? On discutera de la synthèse de ces notes (et des précédentes) ainsi que de leur usage
Animation, ordre du jour:
Marina (Féminisme-enjeux) et Stéphane (T’OP!)
L’ordre du jour sera envoyé très rapidement.
Jean François a déjà envoyé un mail aux personnes responsables de chaque point.
Nous ponctuerons ces deux journées par des jeux et des exercices, animés à tour de rôle par des jokers des différents groupes. Si vous avez des propositions de jeux et d’exercices que vous souhaitez partager faites nous signe.
Au plaisir de vous retrouver

Pour nous joindre:
Marina : marina.cavou@gmail.com
Stéphane : phan.tao@orange.fr

Suite de la rencontre

3ème rencontre du réseau

3ème réunion du réseau

3 ème rencontre: 4/5 oct 2014
désolé, attention: verbatim brut de 13 pages ! sera remplacé ci-dessous par le résumé dès que possible.
Dimanche 5 octobre 2014
(troisième rencontre du réseau TO, deuxième journée)
Jeu
Réflexions menée par petits groupes sur :
•    Coopération et entraide
•    Financement du réseau du TO : solidarité nationale / création d’un fond commun pour financer les trajets pour les rencontres et comment (cotisations variables…) / liste des dépenses et solutions
•    Recherches et analyses : rassembler et rendre accessibles les documents produits / nouvelles publications / revoir l’arsenal du TO (nouveaux jeux à transmettre) / publier et écrire / Rencontres et débats / Libre circulation de groupe à groupe
Notes prises sur la discussion « Recherches et analyses » :
Muriel : L’arsenal (condensé à une époque dans un document) est issu du CTO. Les groupes demandent à avoir cet arsenal mais demandent aussi à ce qu’il soit réactualisé. Il pose des questions aussi idéologiques. Il faudrait le revoir et le repenser, notamment à l’aune de tous les nouveaux exercices qui se sont crées depuis trente ans.
Adélaïde : Chez Désamorçe, les jeux sont orientés en fonction de la thématique spécifique sur laquelle la Cie travaille. Il faut préciser l’arsenal, qui sera très différend de celui d’un groupe qui travaille sur autre chose. Les exercices sont transformés en fonction de la finalité.
Pierre : L’exercice est « brut », il sera articulé en fonction de la finalité. L’exercice est relié à des concepts.
Adélaïde : Un exercice se traverse, on ne peux pas le transmettre de façon brute. Il faut se former les uns chez les autres. L’arsenal doit être « traversé ».
Muriel : L’arsenal initial, il n’y a que ses créateurs qui le comprennent, pour qui ça signifie vraiment quelque chose…
Pierre : Si on écrit nos pratiques, à qui on communique ? Si c’est pour lister et envoyer à tout le monde, ça devient n’importe quoi.
JF : La dernière version de l’arsenal que Boal a écrit date de 1998 et ce n’est qu’une liste aide-mémoire sans explications. Marion en a réécrit un utilisé à T’OP. Ce qui serait intéressant serait de se partager entre nous des variantes mises au point sur les jeux et exercices. Il ne s’agit pas de faire une nouvelle Bible. Sans vouloir tout refondre, commençons par des choses qu’on a développées. On s’envoie un témoignage, un compte-rendu de ce qui s’est passé (pas une description seule du jeu et de ses consignes). Boal nous disait qu’avant d’utiliser un jeu, il fallait déjà l’avoir fait soi-même trois fois.
Muriel : On a une dizaine de jeux de l’arsenal que l’on a réadaptés en fonction de la thématique féministe. Ce qui m’intéresse dans la transmission serait qu’elle se fasse autour de rencontres thématiques. On se les ferait entre nous. Il faut d’abord le traverser de façon organique vraiment avant de le transmettre. L’écrit pose problème.
Adélaïde : On pourrait proposer qu’au prochain week-end chaque compagnie présenterait un exercice qu’elle a retravaillé en fonction de sa thématique.
Pierre : On pourrait augmenter le témoignage autour de ces exercices avec des publics différents.
Fatima : Il faut le vivre. Quand on est traversé par plusieurs pensées, ce qui nous anime nous permettra d’en garder quelque chose pour nos pratiques.
Pierre : Ce serait une mémoire corporelle.
Adélaïde : Pour donner du « corps » à notre pratique.
JF : Sur les écrits, on essaie à T’OP de se faire des compte-rendus d’ateliers mais en trouvant un autre titre car ça donne l’impression que l’on a des comptes à rendre. C’est moins ça qui est intéressant qu’une réussite, une surprise, une difficulté rencontrée dans l’atelier. Dans nos réunions mensuelles, tout le monde l’a lu et celui qui l’a écrit pose une question aux autres. On cherche quelle forme donner à ces écrits pour qu’ils soient utiles. Que partager avec l’écrit ? On pourrait commencer modestement dans le réseau à publier des articles sur une question ou une réflexion. Sans contrainte. Par envie et besoin.
Adélaïde : Ça a déjà commencé avec la question sur le handicap d’Alternative théâtre.
JF : Ce serait intéressant qu’Alternative théâtre fasse un retour justement sur cette expérience s’il y a des choses à dire dessus. Mais entre nous, dans un premier temps. Pour analyser, comprendre et progresser, ce serait intéressant de voir ce que font les autres. D’aller de groupes en groupes.
Adélaïde : C’est la libre circulation des personnes de groupes en groupes. C’est un sujet et une envie qui revient régulièrement. Mais il faut voir concrètement comment elle se réalise. Aller faire un stage c’est simple. Stéphane va venir jouer chez nous… Ça existe un peu déjà. Mais est-ce que je ferais venir quelqu’un qu’on n’a pas vu travailler ? Cette libre circulation doit être précisée car on ne peut pas faire n’importe quoi.
JF : Règlement intérieur des Joker à T’OP (on pensait aux affaires de concurrence). A T’OP, les Jokers ne mènent pas d’ateliers en leur nom mais pour la compagnie. Ils sont encouragés à aller travailler dans d’autres groupes de TO. Mais ça dépend aussi de l’état d’esprit dans lequel on va voir les autres.
Muriel : Aller voir les autres c’est une chose. La deuxième, qui est différente, c’est le fait de faire venir des comédien-ne-s pour jouer dans d’autres groupes. Ça veut dire quoi « aller voir » ?
Nathalie : Comme un stagiaire, pour découvrir et observer.
JF : A T’OP on prend des co-animateurs en formation, en observation ou en observation-participation… On le fait aussi à l’intérieur de l’équipe.
Adélaïde : C’est comme ça que je me suis formée : en étant observatrice auprès de plusieurs Jokers.
Nathalie : La formation est continue. On apprend toujours des autres.
JF : Je suis allé travailler chez Histoire d’eux. J’ai apporté l’expérience que j’ai mais j’ai appris plein de choses. Quand je vais voir un théâtre-forum, même si j’en ai joké des centaines, j’apprends des choses.
Adélaïde : C’est ce qui est intéressant dans ce réseau, de se frotter à d’autres pratiques et de se remettre au travail. Avec le partage des Newsletters, ça nous encourage à aller voir les choses des autres. Peut-être que l’on peut s’ouvrir en interne des ateliers qui ne sont pas ouverts au public hors des participants. Ces formes là, on n’a pas l’occasion de les voir, mais elles sont vraiment intéressantes !
JF : C’est aussi une question d’attitude. J’ai vu beaucoup de petites formes de NAJE et le grand spectacle. A la fin, on discute à égalité, parce qu’on se fait confiance. Ce qu’on dit n’est pas pris comme un jugement mais une contribution.
Muriel : On pourrait le faire plus dans la région parisienne, surtout quand on travaille sur la même thématique.
JF : Les parisiens pourraient aussi aller voir ce qui se fait en province, de même que les provinciaux se déplacent pour voir ce qui se passe à Paris… Le prix du billet TGV Paris-Lille est le même que le Lille-Paris…
Muriel : A Saint-Raphaël ils travaillent beaucoup la théâtralité par exemple. On a beaucoup à travailler sur la théâtralité… L’esthétique est un autre débat encore.
JF : Il y a des laboratoires de formation à T’OP pour travailler sur des points précis en utilisant les compétences de chacun.
Muriel : La question c’est comment on réinjecte toutes les expériences dans le réseau car on ne peut pas forcément se déplacer ?
Adélaïde : On pourrait dire par exemple que T’OP présente à la prochaine rencontre un atelier sur un thème, par exemple « comment créer une forme brève ». C’est chouette de dire qu’on va quelque part pour apprendre. Il y a tellement de choses à Paris que l’on ne se déplace pas beaucoup… On devrait.
Muriel : Il faudrait faire quelque chose sur le théâtre invisible, qui fascine beaucoup… On aurait besoin d’une rencontre là-dessus.
Adélaïde : Aujourd’hui, où la violence est invisibilisée, on pourrait utiliser le théâtre invisible justement ! Ça me parle beaucoup cette technique.
Muriel : On pourrait faire quelque chose là-dessus sur la prochaine rencontre.
Retour collectif
Groupe coopération/entraide
Jacqueline : Stéphane a rappelé l’état depuis la dernière réunion : échanges comédiens / hébergements / stages / pratiquer ensemble / se connaître / se voir mutuellement / les luttes / page d’information / création collective / festival avec les habitants. Un point vraiment discuté : comment les gens du réseau participent gratuitement aux stages de compagnies. La question reste pourquoi ce réseau ? Quelle est sa finalité ? Pour créer des liens, affirmation de la lutte contre les oppressions. Mais comment on concrétise ? La question de la gratuité à été la focalisation. Géraldine a proposé une phrase pour formuler cette question : « favoriser l’ouverture aux membres du réseau national du TO par la gratuité ou les tarifs réduits à l’accès aux activités (stages formations) dans la limite des moyens des organisateurs et des possibilités de financement de la part des participants. » Pas gratuit de fait, car s’il y en a qui peuvent… Le but est d’apprendre les différentes techniques de chacun, de mutualiser et de se connaître les uns et les autres, d’observer différentes manières d’animer et se faire des retours. Les termes de l’échange pourraient être la gratuité contre les retours critiques. Quand les compagnies peuvent mobiliser de l’argent, on le fait payer. Mais il y a la question des bénévoles.
Gildas : On a besoin de coopération administrative sur les recherches de financements. Inclure dans le forum internet un encart dédié à ce sujet pour rassembler les données et mettre les compagnies en lien sur ces questions.
Stéphane : On peut imaginer une coopération pour les compétences, une mutualisation du « personnel » quand quelqu’un travaille sur un sujet (ex : administrateur qui connaît les financements européens).
Géraldine : Toutes ces envies peuvent apparaître dans le forum.
Discussion :
Fabienne : Pour NAJE et T’OP on échange gratuitement (on fait gratuitement les stages des uns et des autres). NAJE fait des stages presque gratuits pour ceux qui sont au RSA. On peut ouvrir une ou deux places sur chaque stage pour le réseau. S’il y a beaucoup de demande, se posera la question des termes de l’échange… Il faut inventer ce que l’on donne en échange.
Gildas : C’est pour ça qu’on ne peut pas acter de la gratuité car on ne peut pas partir du principe que l’on ne donne rien en retour.
Fabienne : Prendre deux stagiaires de plus à chaque stage ce n’est pas un problème.
JF : Ce qui a été acté entre T’OP et NAJE peut se généraliser.
Géraldine : On peu rajouter dans la phrase « et/ou d’échange de la part des participants »
Muriel : Il y a des formations spécifiques. Ce qu’a organisé T’OP avec Sanjoy était payant parce que ce n’était pas possible autrement et c’était cher. Des fois ce n’est pas possible.
Nicole : Est-ce que la participation gratuite du réseau empêche de financer la formation ? Non, car c’est le réseau. Le principe de favoriser c’est de dire qu’on voudrait que les uns et les autres puissiez venir faire les choses gratuitement, mais si on a des difficultés on peut aussi signaler qu’on a besoin d’aide. Le but du réseau c’est d’aller voir, connaître, d’échanger… Si on paie chaque fois, ça limite considérablement et chacun va rester sur sa propre pratique. Il faudrait que dans les cas précis, les personnes nomment précisément la difficulté dans laquelle ils sont.
Marion : Nous ce qu’on dit, c’est que si on peut financer le stage par la formation professionnelle, on le fait. Si c’est possible.
Fabienne : Ça ce n’est que pour les stages. Les ateliers sont ouverts, si on a envie d’y participer parce que c’est sur une thématique qui nous intéresse.
Stéphane : Il faut que les gens sachent qu’il y a des ateliers et que l’on peut y participer. C’est la question du partage de l’information.
Jacqueline : On a déjà organisé deux rencontre du TO Nord/Sud en 2010 et 2012 et on se disait que ça serait sympa de refaire ça en 2016 dans l’idée que l’on est un réseau et qu’on l’organise comme tel. On rechercherait les financements pour les rencontres, comme on le fait pour les créations. Si on a des sous, il faut absolument qu’il se passe des choses dans les quartiers et pas qu’entre nous.
Géraldine : Ça questionne la place du réseau en lien avec cet événement.
Groupe financement :
Philippe : Bilan du coût de la rencontre en terme de voyages : la totalité des frais engagés est de 1337 euros. Divisé par le nombre de compagnies à l’exception de Nicole (Cie à elle toute seule), ça fait 150 euros par compagnie. Si on a envie de faire un pot commun pour les déplacements de tout le monde, ça voudrait dire que chaque compagnie met 150 euros dans le pot commun. On a aussi envisagé l’avenir. Il faut que ce soit aussi encadré car il y a différentes façons de venir. On a envisagé le fait que le financement des voyages pourrait être cadré par le fait qu’il soit limité à deux personnes (remboursement limité à deux) et au tarif minimum (« prem’s »).
Marion : On rajouterait dedans la location du lieu et la pause café. Soit c’est dans le pot commun, soit chaque compagnie finance tour à tour. Pour les hébergements, ça peut être de l’amical.
Discussion :
Muriel : Il y a des groupes qui n’ont pas les mêmes rentrées d’argent et il faut le prendre en compte.
Philippe : C’est difficile de prendre tous les paramètres en compte. Il y a toujours des solutions pour venir au moins cher, ça se résout au cas par cas. C’est une équation insoluble si on prend tout en compte.
Fabienne : Ou alors il faut voir le chiffre d’affaire des compagnies…
Géraldine : Les compagnies qui ont des revenus peuvent rembourser. On a toutes des réalités différentes mais partir sur une solidarité minimale ce serait une belle proposition.
JF : On a fait une rencontre à Lille. Ceux qui étaient à la rencontre étaient déjà à Lille donc n’avaient rien à payer. La dernière réunion, ça faisait 1850 euros de frais. Est-ce que vous avez regardé si c’était les individus ou les compagnies qui payaient leur trajet ?
Marion : On demande aux compagnies après chaque compagnie se débrouille avec ses comédiens.
Nicole : Si on avait fait ça aujourd’hui, chaque groupe donnait 150 euros.
Fabienne : Ce qui ont dépensé plus reçoivent et les autres donnent.
Pierre : Vu que je suis seul, ce ne serait pas possible pour moi !
Brigitte : L’argent que notre groupe reçoit passe dans nos formations. On a presque pas de dépenses. Donc on ne va pas le réclamer.
Philippe : Ça pose le problème de compagnies qui ne pourraient pas faire comme vous.Votre participation c’est donc ce que vous ne demandez pas.
Fabienne : Peut-être qu’il faut se faire confiance. On peut se dire qu’on fait un truc plus simple, on demande qui a besoin et on met au pot commun pour qu’il y ait de la modulation possible. Si on est pas foutu de mettre de la solidarité entre nous pour que les gens soient là, on est zéro. Maintenant, s’il faut que NAJE qui est une grosse compagnie mette 1000 euros à chaque week-end, on ne vient plus !
Marion : des qu’il s’agit de financer il faut de la transparence pour qu’il n’y ait pas de tensions. Il faut pouvoir évaluer qui est ric-rac… Comment on évalue ? Je trouve ça un peu flou. Ça me questionne. Si je dit que je n’ai pas l’argent, est-ce que ça suffit ?
Géraldine : Je crains plutôt que personne n’ose demander s’il n’a pas de quoi financer le déplacement et ne viendra pas… On peut garder ce principe là, on le redit à chaque fois qu’on trouvera une solution pour que les gens puissent venir.
Jacqueline : Concrètement, mon soucis c’est que personne ne reparte en ayant payé sur ses fonds propres le billet.
Fabienne : C’est des choix de compagnies.
Marion : On ne peut pas exiger de l’association qu’elle paie à notre place.
Fabienne : C’est une question d’égalité, de justice.
JF : J’aime bien l’idée de la péréquation mais est-ce qu’il y a d’autre solution à proposer ? Il y a peut-être d’autres solutions à creuser. Une solution intermédiaire serait de dire que chaque compagnie paie 75 euros, ce qui paie une partie des trajets. C’est un début de partage.
Stéphane : Il y a aussi le fait qu’il y a plein de statuts différents. Certains sont dans plusieurs compagnies. C’est super complexe.
Philippe : Je suis d’accord avec JF. On va devoir avoir une grille qui a des exceptions. Puisque Brest dit qu’ils peuvent le financer, au lieu d’être neuf, on est huit et la somme est de 1100 euros divisée par huit, donc 137 euros.
Brigitte : Nous qui venons de province, on vient deux jours entier tout le temps. Il y a des groupes parisiens avec lesquels on ne voit jamais les mêmes. Certains viennent un matin, on voit un autre le lendemain… Ils alternent… C’est une vraie question.
Nicole : Est-ce qu’on ne peut pas imaginer pour notre présence que c’est la personne qui apporte une contribution à la journée ? Ce serait un principe de cotisation par personne et ensuite c’est aux personnes avec leur compagnie de s’organiser. Celui qui dit qu’il ne veut pas mettre dans le pot car ils sont financés, on fait confiance. Mais l’adhésion est individuelle. Si on dit que c’est trente euros systématiquement qui servent à payer ceux qui sont venus de loin, ou les cafés… C’est peut-être plus juste. Le réseau c’est un engagement individuel. On y vient pas missionnés par les directeurs de Compagnies. Vous n’êtes pas délégués.
Marion : Si, c’est un peu un mandat selon les compagnies.
Philippe : Ça pourrait le devenir. Le problème c’est que ce système doit prendre en compte des situations différentes pour chacun. Ce qui arrange l’un n’arrange pas l’autre. Il faut trouver l’équilibre entre toutes les personnes.
Nathalie : Puisqu’on est bénévoles, tout l’argent va aux formations. Je trouverais ça sympa de faire tourner les lieux des réunions, ce qui équilibrerait puisque chacun paierait à un moment où un autre.
Marion : Mais selon la ville de proposition, ça coûte beaucoup plus cher pour tous, comme Fréjus.
Géraldine : Je trouve ça super chouette comme proposition de tourner et que chaque compagnie puisse accueillir le réseau et là ça créé une solidarité. Donc pas de pot commun mais un équilibre d’une réunion à l’autre.
Stéphane : La réalité c’est que si on se rajoute des frais selon les villes d’accueil, on double la problématique, même si ça serait intéressant. Si par exemple Montauban veut organiser, c’est autre chose. Mais acter que les réunions changent chaque fois, on va se crisper financièrement.
Marion : Trois solutions : celle proposée de répartir les trajets et dispatcher également par compagnie…
Philippe : Sans Brest et Montauban ça fait 115 euros chacun.
Marion : Elle ne fait pas l’unanimité. La proposition de JF qui est de prendre une partie et chaque compagnie complète. Proposition de Nicole de faire par personne et non par compagnie. Et la proposition de Géraldine de changer les lieux chaque fois. Qu’est-ce qu’on décide ? Quatre propositions à voter :
1 – 115 euros par participants : 5
2 – La moitié en commun et le reste par les compagnies (par Cie) : 4
3 – Cotisation de 30 euros par personne pour ceux qui n’ont pas payé le trajet : 7
4 – Équilibre entre les lieux de réunions, on paie chacun son tour sans péréquation : 3
Fabienne : Proposition de déléguer pour penser la redistribution de l’argent mis en commun pour ne pas perdre la journée dessus. Cette décision commence dès ce week-end.
Recherches et analyses :
Fatima : Rassembler et revoir l’arsenal du TO. Arsenal = recensement de jeux et exercices mais ce qui est important c’est de voir comment chacun anime et adapte selon son thème. Si on adapte, c’est important de le faire savoir dans le réseau. Moyens pour le faire : l’écrit et la forme physique et corporelle. Lors de rencontre, se faire vivre ces outils pour qu’ils nous traversent pour pouvoir les transmettre.
JF : Aux prochaines rencontres, que les groupes proposent des variations de jeux.
Fatima : Forme écrite : travail moins de compte-rendu que de retour sur une réussite ou une question apparue lors d’un atelier. Partager en se basant sur l’envie et le besoin. Utiliser le forum ou blog comme support. Envie de faire circuler d’un groupe à l’autre la façon dont on travaille, en allant voir le travail des autres sous différentes formes, d’être co-animateur…
Discussion :
Accord général… Pas de débat.
Pause déjeuner
Le TO avec des ados
Introduction :
Brigitte : Le 15 mars, NAJE avait envie qu’on parle du TO avec les ados. Proposition de lancer un questionnaire vers les groupes présents. En mai, questionnaire diffusé au réseau sur la liste participant avec des questions sur la commande, les partenaires, temps de travail, composition du groupe, etc., 6 groupes ont répondu. Réponses à disposition de ceux qui le souhaitent. Intéressant de faire ressortir 4 points : les objectifs que les groupes se fixent avec les ados / qui est ce public ado et quels sont les problèmes que ça soulève ? / quelle est la pédagogie utilisée ? / ces histoires que les ados partagent qu’en fait-on ? Plutôt qu’un compte-rendu, proposition que les groupes qui ont répondu témoignent de ce qu’ils ont vécu, à partir de quoi tout le monde pourra intervenir. On retient que les demandes sont essentiellement le fait de structures (sauf un ou deux exemples d’ateliers ouverts), donc cela concerne des jeunes contraints (collège, lycée, maison de quartier, mission locale, hôpital psy, association de culture populaire, de prévention…) donc groupe déjà formé auquel on impose le TO. Financements divers.
1°) Premier thème : les objectifs
Objectifs multiples : violences, addictions, décrochage scolaire, respect, formation et cohésion de groupe, expression et communication, sexisme, relations filles-garçons, discriminations…
Muriel : Les questionnaires obligent à réfléchir à ce qu’on fait. Ce qui m’interrogeait moi – c’est la demande qui est souvent faite – c’est la prévention. Qu’est-ce que ça veut dire de faire la prévention ? Je voudrais partager une pratique particulière : pendant 12 ans, j’ai utilisé le TO à l’intérieur du Planning Familial. Les objectifs, les valeurs du Planning m’ont beaucoup servi pour faire du TO. Je voudrais partager des réflexions à partir de cette posture, qui est d’être à l’intérieur d’une association. Une des choses qu’on s’est dit c’est qu’est-ce qu’on va faire en s’adressant aux jeunes ? C’est quoi la prévention ? Est-ce qu’on est là pour prévenir quelque chose ? L’objectif, c’est que le public deviennent responsable et autonome. Il y a des dispositifs de prévention qui en fait maintiennent un rapport de domination : on sait et on vient vous dire ce qu’il faut faire ou pas. Un des principes fondamentaux du Planning c’est que les gens sont responsables et autonomes. L’émancipation c’est ça : qu’ils s’émancipent de nous. On ne vient pas là pour qu’ils soient dépendant de nous. On s’est confronté à l’intérêt commun. Quel intérêt j’ai à travailler sur les relations filles-garçons ? Pour eux comme pour moi. Il nous est arrivé, pas souvent, de nous retrouver avec des forums dans des collèges ou lycées, ou dans la salle il y a des opprimés et des oppresseurs. Il nous est arrivé que la domination masculine dans la salle soit si présente que les opprimés dans la salle étaient mutiques. Qu’est-ce qu’on fait avec ça ? On sent bien ça ! On s’est arrêté de jouer. On a mis les chaises en rond et on leur a dit qu’on n’avait pas l’impression d’avoir un intérêt commun : certains ont intérêt à maintenir la domination. On a proposé que ceux et celles qui ne portent aucun intérêt d’aller faire autre chose et surtout avoir la sécurité de la part de l’administration qu’il n’y ait pas de punition. Il s’agissait de recréer du volontariat et chercher ensemble comment lutter contre l’oppression. Ça a fonctionné sauf une fois, c’est à dire que les filles et certains garçons n’ont pas pris le risque de dire que ça les intéressait – dans un établissement où il y avait une extrême violence. Personne n’est resté. Finalement, ça a posé le problème des violences qui se passaient dans l’établissement. On n’a pas fait forum mais on a continué à travailler avec les professionnels de l’établissement. On a essayé de suivre le travail pour ces filles mais sans jouer le forum. On se présente toujours en tant que féministes, disant qu’on voudrait que ça change… Quand on parle de prévention, il faut poser des questions sur l’autonomie, la confiance et l’intérêt commun. L’autre point, c’est qu’une fois que les opprimés ont tenté de lutter contre l’oppression, comment ça se transforme en lutte collective ? D’abord c’est une lutte individuelle. Ça passe par de l’être humain. Maintenant, d’arriver au féminisme, on n’y parvient pas. Faut pas rêver. Un des objectifs du Planning et donc de Féminisme Enjeux c’est d’arriver à transformer cette lutte individuelle en lutte collective.
Adélaïde : Désamorce confronté au groupe oppresseur garçon dans la salle. Une des solutions précaire trouvée c’est qu’avant la représentation, on explique aux professeurs qu’il faut éviter les groupes garçons et on les dispatche dans la salle.
NAJE : Ça me questionne parce que les ados sont en recherche… Si on démarre un forum en séparant les groupes, on est déjà dans un regard sur ces ados qui est déjà très marqué. Il y a des garçons qui pensent que les nanas ont des droits ! Faut qu’on fasse gaffe à ne pas les stigmatiser.
Géraldine : On travaille plus avec les lycéens dans deux cadres : forum sur les rapports dans le couple – et on garde la mixité – et en atelier où c’est plus délicat : quand on a une vraie mixité, les groupes qui travaillent sur les saynètes en non-mixité. Les filles sont vraiment libres de dire ce qu’elles veulent et les garçons pareil, même s’ils ont plus de mal à se questionner. Le forum est en mixité. On autorise que les filles jouent des rôles de garçons et ils se rendent contre en tant qu’oppresseurs qu’ils peuvent changer de comportement. Dans les lycées pros, c’est plus compliqué et on fait des mixes entre les deux solutions.
Farida : Le plus compliqué c’est les ateliers. On intervient dans des lycées pros où il y a déjà des associations, donc c’est plus facile. Après, le joker et les comédiens font leur boulot de dénoncer des choses. S’il y a un vrai boulot avec les partenaires, ça fonctionne. Quand c’est à la demande du principal, c’est le bordel.
Jacqueline : Il y a un lycée pro à Strasbourg où on travaille souvent à la demande de profs. Pour la création, on a proposé de faire un atelier gratuit avec les jeunes en rapport avec notre projet. J’ai dit qu’on allait bosser avec les filles. Ce qui a été chouette c’est que les filles ont eu des copains qui ont voulus faire partis du projet et qui sont venus dans l’atelier car ils étaient solidaires. Quand on a joué la scène au lycée, au moment du forum il y avait aussi des machos… Mais des garçons sont venus volontairement.
Marina : Sur comment on gère un groupe, le réflexe de prof c’est de faire garçon-fille… C’est nul mais ça marche. Globalement, si on discute avec les profs, si eux savent qu’ils fera le bordel, mieux vaut les séparer. Il faut travailler avec les profs.
Adélaïde : On fait ça de façon fine pour ne pas qu’ils aient l’impression d’être séparés. Si on donne des injonctions, c’est mort.
Marion : Je voulais rebondir sur l’envie que les jeunes deviennent responsables et autonomes. Je suis d’accord, mais c’est pas simple. Récemment j’ai travaillé avec des 6e. Je me suis rendue compte qu’il fallait de l’humilité. Déjà si on arrive à comprendre qu’il y a de l’injustice et qu’on voudrait que ça change, même sans mettre des grands mots dessus… Être collectivement d’accord pour dire que ça ne va pas sur le racisme, le sexisme, l’abus de pouvoir parental… C’est déjà bien. Sur la prévention, nous aussi on nous demande des choses sur les « conduites à risques », … des mots chiants qui n’évoquent pas grand chose. Nous on prend vachement de temps en amont à discuter avant d’accepter le boulot pour échanger sur nos objectifs et trouver une entente.
Stéphane : Dans la continuité, avec les établissements scolaires on est assez francs : leurs objectifs, les nôtres et le groupe. Et peut-être que les commanditaires seront mis en cause. Ma question c’est est-ce qu’il y a eu un travail en amont avec toutes les classes présentes ? S’ils n’en ont pas parlé avec les profs c’est compliqué… ça doit s’inscrire dans un avant et un après.
Muriel : Je fais une différence entre oppresseurs et auteurs de violences. On a senti dans la salle que si les filles ouvraient la bouche, elles risquaient quelque chose. Là on ne pouvait pas travailler avec les auteurs de violence. C’est pour ça qu’on nous avait fait venir. Il fallait d’abord résoudre la violence dans l’établissement avant que l’on vienne. On ne travaille pas avec les 6e. Pour comprendre l’oppression il faut être déjà plus grand. Peut-être que nos outils ne sont pas adaptés. On rentre dans une action globale : il y a des réunions avant, il y a une animation classe par classe et des professionnels sont mis à disposition pour faire le forum, les affiches, etc. C’est un gros travail sur toute l’année. Le plus dur c’est avec les professionnels. La dernière fois qu’on a joué le forum « X=Y », les jeunes n’étaient pas prévenus à cause de l’ABC de l’égalité : ils n’étaient pas prévenus pour ne pas que les parents les retirent de l’école. On est confronté à ça dans notre travail. Il y a une lutte à mener là dessus en ce moment.
Brigitte : On peut dire que ce qui est important c’est de bien préciser qu’on travaille avec l’outil TO, lutte contre l’oppression dans un objectif de tendre vers l’autonomie et l’émancipation des jeunes.
2°) Deuxième thème : le public auquel on s’adresse
Brigitte : Les ados, ça va de 12 à 25 ans. On a parlé des profs, des adultes référents (profs, éducateurs, médecins, assistants sociaux…) qui font partie du processus. Il est souvent prévu avec eux un cadre de relation. Marion, tu as évoqué le cadre. Est-ce que tu peux parler du cadre de relation.
Marion : Quand on est contacté par l’établissement, c’est par une CPE, quelqu’un au CDI, le principal, l’infirmière, des fois des profs en lien avec leur principal… C’est variable. On nous demande d’intervenir sur un thème en général (c’est rare sans thème). On passe pas mal de temps à négocier dans des réunions avant avec plusieurs personnes de l’établissement pour voir de quoi on va parler. Je m’assure qu’ils ont compris que je ne sais pas ce qu’il y aura dans les scènes. On n’accepte que du volontariat, aucune élève contraint. C’est dur à négocier et très dur à organiser mais c’est super important pour nous. La première journée de l’atelier et un peu plus ouverte et à la fin ils s’engagent à suivre tout l’atelier. On demande l’assiduité, la ponctualité et le volontariat. On prend entre 12 et 15 jeunes, libérés des cours pour préparer un théâtre-forum pour les autres. On fait par tranche d’âge. On est autour de 48h d’ateliers, ça fait 4 journées pleines sur 2 semaines + le théâtre-forum. Ils ne font que du TO toute la journée. On négocie ça, après ça dépend qui finance. Pas de devoirs, ni interros, ni de rendez-vous avec des profs, ou des colles… On s’assure de les protéger. On n’a pas encore d’agrément avec l’Éducation Nationale.
Brigitte : Je ne pensais pas que c’était aussi extraordinaire à Lille.
Muriel : Il faut expliquer le contexte aussi.
Adélaïde : A Désamorce, c’est sur 60h et sur du volontariat. On discute énormément en amont avec les structures qui nous accueillent. Lorsqu’on a fait ça dans le cadre du projet les jeunes pour l’égalité c’était plus simple. Mais c’est du temps et de l’argent consacré pour passer du temps avec les référents, pour être soutenu par l’équipe. On en fait moins mais on fait les ateliers comme ça. On a un cadre de référence avec des points qu’on discute avant d’accepter d’intervenir. On sait qu’il faut qu’on ai identifié un référent médico-social, un référent pédagogique qui soit solide et convaincu et un relais logistique qui va nous aider à tout préparer. Pour chacun on a des questions à poser et surtout il faut les repérer.
Jacqueline : Sur 60h, il y a combien d’animateurs ? Et combien ça coûte ?
Adélaïde : 2 animateurs. Je ne connaît pas le coût. Ce n’est pas l’Éducation Nationale qui paie. Il y a plusieurs financeurs.
JF : A T’OP on demande 800 euros par jour.
Marion : Et les aides viennent de plein de gens différents : communauté de communes…
Muriel : Jamais l’Éducation Nationale.
Géraldine : Nous il me semble que c’est l’Éducation Nationale. Nous on fait des petits ateliers de prévention, avec que 4h par niveau. C’est la 3e année qu’on intervient. La CPE voudrait qu’après, on ait des jeunes volontaires qui créent leur théâtre-forum. On est dans la stratégie. Ce qui est fondamental c’est sur qui on s’appuie, les individus qui adhèrent au projet, et qui vont bouger pour aider ou pour les subventions. On a un autre projet hors Éducation Nationale soutenu par des centres sociaux. On a monté un forum avec des adolescentes sur l’homophobie et qui tourne jusqu’en 2015. on a remarqué que la pratique du forum en tant que spectacle était pertinente avec des jeunes quand ils jouaient.
Brigitte : On a parlé des professionnels référents sur lesquels s’appuyer et de la négociation approfondie avec les commanditaires pour que ça rentre dans le cadre de la pédagogie du TO. Est-ce qu’il y a adéquation entre ce que le commanditaire veut et ce que nous voulons et pouvons faire ?
Clara : Une anecdote de NAJE : on intervenait sur un collège avec un proviseur accroc au théâtre-forum. Que des gens a priori convaincus sur lesquels on s’est appuyé. Chaque fois qu’on y allait, l’ensemble des profs faisaient la gueule parce que c’était sur leurs horaires de cours. Ils n’étaient pas d’accord. La décision avait été prise sans eux. On a représenté des scènes sur ce qui n’allait pas dans le collège… Les profs au fond de la salle interpellaient les jeunes sur scène pour les menacer dans leur cours. La proviseure n’avait pas fait le boulot auprès des profs et nous on ne l’avait pas fait non plus…
Marina : Il faut essayer d’être accord avec les profs car ils peuvent saboter le travail complètement.
Brigitte : Je voulais qu’on parle de ces ados, de qui ils sont. J’avais demandé au groupe de Brest de parler des ados et du volontariat.
Solène : Je suis éducatrice et on accueille des ados de 11 à 25 ans… A cet âge là, on est en quête d’identité, la construction de soi est liée au rapport aux autres. L’intime et le collectif est la question en mouvement perpétuel. C’est une période de fragilité. Ils ont peu de recul. Tout peut prendre des proportions énormes. On a noté dans nos observations la pression de conformité du groupe. La dynamique de groupe est très importante. C’est compliqué de faire avec tout ça. On n’intervient pas pareil selon l’âge. Jusqu’en 4e ce n’est pas évident.
Séverine : Par l’expérience on s’est rendues compte qu’il fallait que ce soit volontaire. Il y a eu un forum sur les relations filles-garçons devant un lycée pros avec que des garçons. Ça a été une expérience très difficile pour le joker et il n’y avait pas de travail de fond avec les classes. C’est important de discuter avec les demandeurs et de bien préciser ce qu’est le TO et ce qu’on va faire. On demande aux élèves de raconter leurs histoires et on impose pas le thème. On fait un premier atelier de présentation avec des jeux et des impros et on ne prend que les volontaires. C’est hors temps scolaire, pendant 3 ou 4 mois, dans la maison de quartier. Mais c’est important d’avoir l’appui des professeurs. Cette année on a eu la prof de français comme référente qui a fait un travail en parallèle sur les oppressions dans un atelier d’écriture et ça se ressentait dans le travail qu’on faisait derrière.
Clara : Jusque cette année j’étais prof en SEGPA. En tant que prof j’avais très envie que mes élèves fasse du théâtre-forum. On a monté un atelier. Si j’avais demandé qui avais envie de faire du théâtre-forum, j’aurais eu deux élèves. C’est un collège où pour lancer le truc, NAJE vient jouer devant tous les 3e pour qu’ils voient ce que c’est. Si on propose, on n’a que ceux qui sont déjà a priori d’accord. Je l’ai imposé à la classe. Sur les 16 il n’y en avait qu’un pour qui ça ne marchait pas et on l’a enlevé de l’atelier. Mais les 15 autres l’ont fait. Comment donner la chance à ceux qui ne sont pas vraiment prêt à le faire ? Si on laisse le choix on a que ceux qui sont déjà prêts !
Muriel : Le volontariat n’est pas autour de faire du théâtre-forum mais autour de l’oppression et de faire quelque chose autour de ça.
Brigitte : J’ai envie de témoigner d’une expérience ratée avec une classe de 4e, sur la base du volontariat. On présente le travail et à la fin, le professeur dit que finalement ce sera obligatoire. On est mal… Il faut s’organiser, faire des groupes. Au bout du deuxième mois le principale arrive et nous dit que la plupart seront en voyage scolaire le jour de la représentation, fixée depuis longtemps. Il fallait changer les groupes mais garder les histoires… C’était des élèves qui savaient que le sujet étaient garçon-filles, qui disaient que ça ne les intéressait pas, qu’ils ne voulaient pas jouer. Finalement, quand ils sont sur scène, ils jouent très bien, ils ont tout à fait compris les rôles, les personnages…
Stéphane : Pour la mobilisation des jeunes, ce qu’on aime bien, c’est le « package » de jouer un théâtre-forum et ensuite de faire l’atelier. A la fin de la représentation, quand les animateurs sortent du forum et parlent de l’atelier et donnent une feuille pour s’inscrire, il y a souvent beaucoup d’inscrits et on doit procéder par tirage au sort. Ils voient ce que c’est un théâtre-forum donc ils font le lien tout de suite.
Farida : Faut pas rêver. La plupart du temps, on subit plus qu’autre chose. On n’a pas tout le temps de négocier tous les ateliers car il fut bien qu’on gagne notre vie et on ne peut pas faire que deux ateliers… Peut-être que nos outils ne sont pas adaptés aux jeunes. C’est l’outil qui doit être réfléchi et adapté. Les groupes-classes, on l’a fait car on est pris dedans. Les commanditaires sont dans l’atelier avec nous. On ne peut pas tout le temps tout négocier, il faut que tout le monde dans la compagnie vive. Les contraintes sont claires. On ne peut pas dire non à tout. C’est le rêve tout ça. Si on tend vers ça c’est génial… On va jusqu’où pour l’argent ? On y fait quoi ? Il faudrait inventer un truc par rapport aux jeunes. Mais c’est aussi intéressant, on ne fait pas ça que pour l’argent.
Clara : On se pose la question à NAJE des commanditaires et de leur présence dans les ateliers. C’est un vrai problème. Bientôt ils vont nous donner les scènes à jouer.
Adélaïde : L’instrumentalisation est une question à laquelle on devrait consacrer du temps la prochaine fois. C’est impossible de faire un atelier de TO sur les violences faites aux femmes si ce n’est pas volontaire. Nos demandes paraissent pharaoniques mais si elles ne sont pas respectées, ça ne peut pas avoir lieu. C’est une base.
Jacqueline : Il y a un collège, une SEGPA, à Strasbourg, dans laquelle il y a une telle dégradation que l’on est les pompiers de service. Les profs ne gèrent plus rien du tout. C’est terminé, on n’y va plus.
Marina : Quand on fait un atelier, on ne revoit plus les jeunes après. Quel est le relais ? L’éducateur dans la salle, est-ce que ça ne peut pas être le relais ?
Nicole : Pour ceux qui aiment travailler avec les ados, vous ne pensez pas qu’il faudrait développer ce qui se passe hors collège ? Le collège c’est une institution. Que ça puisse aider à ce que quelque chose se créé c’est super mais c’est une institution avec tous les problèmes que ça pose. Est-ce que ce n’est pas aussi en dehors qu’il faut créer, même si c’est plus compliqué ? Il faudrait réfléchir à d’autres choses. A défendre quelque chose là où il n’y a rien.
Marion : On travaille aussi dans les centres sociaux et on se heurte de plus en plus à la consommation d’ateliers… On a annulé deux ateliers cette année car les jeunes ne viennent que quand ils veulent… Les tranches d’âge ne sont pas respectées…
Géraldine : On travaille dans un tout petit village avec des ados. On aimerait tourner ce spectacle avec les volontaires, mais avec les parents et la logistique c’est très compliqué. Il y a des freins. Dans tout choix qu’on fait, il y a des leviers et des freins. C’est à chacun en fonction des facilités et des gens ressources que l’on peut choisir.
Jacqueline : On avait un projet sur l’écologie. Les partenaires étaient les MJC. Les animateurs des MJC n’ont pas été foutus de rassembler des groupes. Ce sont des distributeurs d’activités et ça n’a plus rien à voir avec des militants d’éducation populaire ! Le projet a avorté alors qu’il y avait le financement !
Brigitte : On va clore ce sujet. Il y a une réflexion à mener autour de nos relations avec les institutions, qui sont aussi des sources de financement. Comment mener en dehors de ce cadre institutionnel des ateliers ?
3°) Troisième thème : Que faire ce ces expérience ?
Brigitte : Je voulais parler de jeux qui fonctionnaient avec les ados mais on peut peut-être se les échanger par le réseau pour parler du dernier point : l’impression d’arriver pour résoudre une situation que l’institution n’arrive pas à résoudre. Qu’est-ce qu’on fait de ces expériences ? Cherbourg l’utilise dans un cadre très institutionnel, dans des institus psychiatriques, c’est dommage qu’ils ne soient pas là. Qu’est-ce qu’on fait dans ces expériences en tant que professionnels sur les questions de relais, de suivi… ?
JF : C’est mars 19 89, il y a 25 ans. J’arrive à Tourcoing, appelé par un principal de collège parce qu’il y avait une classe « en feu ». Heureusement, ça ne se passait pas dans le collège mais dans le centre socio-culturel juste en face. Pour administration c’était très bien qu’ils soient en dehors du collège. On avait enlevé les chaises et les tables comme on le fait tout le temps. Ils avaient l’air gentils. On fait des rituels, des jeux… Je me souvient qu’on était d’accord avec le principal pour que je dise à quelle heure ils finissaient. Un après-midi, il était 13h30 on dit que la journée est finie, qu’ils peuvent rentrer. Je vais dire à l’administration que je les ai fait partir, que c’était d’accord avec le principal… Le cadre était bienveillant. Le lendemain matin, on fait le rituel du collège, ils prennent des tables, des chaises. On joue la rentrée en classe. Ça explose de partout, les chaises qui volent. On veut faire l’image. Ils disent qu’en vrai c’est pire parce qu’ils insultent les profs… On ne savait pas quoi faire avec ça… On leur fait faire l’image idéale du collège. Ils ont entassé les tables et il y en a un qui a sorti un briquet ! Disons qu’on a mis le feu. On leur laisse l’après-midi. On cherche ce qu’on va faire avec ça. Idée : on allait leur faire faire une image d’un beau souvenir qu’ils avaient de l’école : ils jouent une chanson de l’école maternelle en se donnant la main et en embrassant leur mère, la maîtresse… Ils ne voulaient plus s’arrêter. On leur a demandé ce qui leur était arrivé pour passer du bonheur de la maternelle à l’horreur du collège, pour le forum… On était deux intervenants et on s’encourageait. C’était important.
Muriel : Travailler sur les relations garçon-fille, c’est travailler sur les violences. Ça veut dire qu’on s’assure qu’il y a des relais à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement. Il faut des lieux ressources. C’est pour ça qu’on travaille avec des associations. Il y a des violences très graves et très jeunes. Il faut qu’on se préoccupe des relais. Qu’est-ce qu’on fait de toutes ces histoires de violence ? Si les jeunes sont à la mission locale ou en SEGPA c’est souvent qu’il y a eu des violences graves. La mission locale nous demandait de les occuper, et on a arrêté de travailler avec eux parce qu’il n’y avait rien derrière. Par rapport à sexualité, contraception, comportement, travailler auprès des lycéens ça permet de faire un état des lieux : c’est catastrophique. Faire du théâtre-forum auprès des jeunes c’est entendre leur parole. Qu’est-ce qu’on en fait de ce qu’on entend ? On fait remonter aux instances régionales. On trouve sur le site du Planning Familial 93 un livre sur l’utilisation du théâtre-forum.
Marina : Il faut que ce soit utile ! Ça peut aussi être une manipulation le théâtre-forum.
Farida : Depuis 4 ans on travaille avec la mission locale de l’Essonne. Ça fonctionne bien parce qu’il y a une vraie réflexion. Pour l’instant le Conseil Général finance. C’est des stages de trois ou quatre semaines. Il y a un bilan annuel qui est fait. Quand il y a des vrais partenaires ça fonctionne super bien. Il n’y a que des filles, sur les violences faites aux femmes c’est super.
Adélaïde : Dans tous les ateliers, on a environ 35% de victimes de faits graves. Qu’est-ce qu’on fait de ces victimes, c’est une vraie question ! Parfois on n’est pas compétent et ça fait partie de notre travail de s’en rendre compte. Il nous arrive de faire des signalements et tout ça c’est du boulot qui n’est pas notre rôle mais on le fait parce que personne d’autre ne le fait. On a trouvé d’autres biais : on distribue une liste des associations qu’on sait compétentes dans leur région, une filmographie, une bibliographie… Il y a tellement peu de gens formé sur les violence faites aux femmes.
Stéphane : On a fait un atelier avec des jeunes d’un centre social sur les problèmes d’alcool entre 11 à 19 ans. Il y a eu des mises en cause, des adultes, du sexisme… Ils ont été valorisés et après ils ont eux-même été faire des la prévention dans les lycées et le centres-sociaux avec leur théâtre-forum. Au départ c’était une commande et on l’a tordue pour aller plus loin.
Brigitte : On s’aperçoit qu’il y a des relais et des lieux ressources qui sont bien identifiés. Ça a l’air moins vrai pour les établissements scolaires. Quand il y a un éducateur, est-ce qu’il prend le relais pour qu’il y ai un continuum ?
Fatima : L’éducatrice intervenait sur les conduites à risque et moi sur l’outil théâtre-forum. C’est elle qui amenait le thème. Dans ce projet interviennent des partenaires sur cette question là. Sur le suivi, j’ai dit que ce n’était pas possible de faire un atelier sur 6 séance sans rien derrière. J’ai demandé que le collège s’engage dans le suivi pour continuer à travailler. Ce sont des choses qui vont se faire. Il y aura un autre travail après.
Brigitte : Pour faire le bilan, il y a la proposition d’échanger sur les jeux dans le réseau.
Clara : Ce qui m’intéresse, c’est des idées pour faire émerger des histoires avec les ados car c’est difficile.
Brigitte : C’est un point sur lequel échanger via le réseau qui pourra faire l’objet d’un atelier lors d’une prochaine rencontre.
Marion : Autre thème qui m’intéresse : comment sortir du pessimisme (« on ne peut rien faire », « pourquoi se battre ? »). Dans les lycées pros c’est très dur.
Jacqueline : Ce qui marche bien c’est le co-pilotage et aussi travailler sur une image super de leur vie et une image horrible. Souvent je démarre par les images. Le co-pilotage c’est quand je n’ai pas d’histoire.
Brigitte : Ça serait intéressant à une prochaine rencontre de faire un atelier pratique. L’autre thème c’est notre relation aux institutions, l’instrumentalisation.
Marion : Est-ce que le réseau pourrait donner du poids dans la négociation ?
Quelle suite pour le réseau
Adélaïde : Où va-t-on avec ce réseau et quelle forme on veut donner au réseau ? Est-ce qu’on garde un format de deux jours ?
Géraldine : Pour la prochaine fois, deux jours mais il faudra que ça évolue peut-être par la suite dans des formes différentes.
=> Validation de deux jours pour la prochaine réunion
Marion : Est-ce qu’on reste sur du bis-annuel ? Mois de mars pour la prochaine ?
Jean-Mi : Qu’est-ce qu’on veut faire pendant ces rencontres ?
Marion : On a déjà plein de choses. Proposition de mars-avril pour la prochaine réunion. Un Doodle sera mis en place, à l’instar de ce qui s’est passé pour ce week-end avec les dates auxquelles on est sûrs d’avoir une salle.
=> Accepté
Marion : Deux votes pour changer de région. Peut-être rester sur l’Île de France pour la prochaine et se laisser la possibilité de changer par la suite.
Géraldine : Je trouve ça plus sympa de demander quel groupe peut accueillir, en dehors de Paris aussi…
Marion : Mais ça pose le problème du coût qui sera plus important.
Géraldine : Ok pour la prochaine fois et à voir pour la fois suivante dans une autre région. On peut penser à un couplage avec une autre activité : stage ou festival.
Adélaïde : Désamorce ne peut pas accueillir, car le lieu partagé a déjà son calendrier est fait en septembre pour toute la saison. Mais pour une prochaine fois, peut-être si c’est prévu à l’avance.
Farida : L’accès à La Fabrique du Mouvement est facile. Aucun soucis pour le lieu. Par contre il serait bien que ce ne soit pas NAJE pour l’organisation, ou collectivement.
Clara : NAJE fera des propositions de dates.
Adélaïde : La majorité préfère le week-end car beaucoup ont une autre activité professionnelle à côté.
Géraldine : Il faudrait avoir les dates de NAJE en mars-avril pour pouvoir éventuellement coupler avec une activité. Mais aussi les autres compagnies du coin.
JF : Qui organise le contenu ?
Marion : C’est le prochain sujet. On a fait une liste de tout ce qui a été dit et on verra qui veut faire l’ordre du jour, animer un thème… :
•    Prendre un temps pour présenter l’outil du blog-forum
•    Temps pour discuter des formations, stages, transmission
•    Arsenal du TO : quelques compagnies animent une variante d’un jeu-exercice pour transmettre
•    Réfléchir à comment ne pas être instrumentalisé par les commanditaires
•    Échange de jeux et exercices pour les ados / pédagogie
•    Réfléchir aux Rencontres théâtre-forum Nord-Sud du Potimarron
•    Revisiter-réactualiser le théâtre invisible
•    Refaire le point de l’avancée sur la lettre d’invitation qui redeviendrait ou non une charte
•    Où on en est des échanges et de la coopération réelle dans le réseau
•    Reprendre les suites de mouvements sociaux ? Quelles tentatives suite au travail fait ce week-end ?
Distribution des tâches :
=> Muriel : Jeux adaptés par rapport à la thématique féministe / JF sur un autre thème / Désamorce / Marion (jeu pour ados)
=> Stéphane et pierre : Comment ne pas être instrumentalisé par les commanditaires ?
=> Nicole et Muriel  : Le théâtre-invisible, pourquoi n’est-il plus pratiqué et faut-il le pratiquer de nouveau ?
=> JF + Asmahane : formation à l’outil blog/forum
=> Marion + Fabienne : Temps de réflexion sur les formations, les stages et la transmission
=> Marina + Stéphane : Ordre du jour et gestion du déroulement du week-end
=> Jacqueline : Rencontres Nord-Sud du Potimarron
Géraldine : Proposition de ne pas mettre de règle de trois mais de dire que si on vient, c’est pour le week-end. Autre façon de limiter. Veut-on limiter ou pas ?
Clara : Risque de perdre des personnes qui ne sont pas là tout le temps. Attention pour garder des échanges intéressants, si on est nombreux de la même compagnie ça ne nourrit plus la dynamique.
JF : La règle de trois n’est pas votée ni rigide. Sur la question d’être là les deux jours, on aurait refusé des personnes, ça aurait été dommage…
Géraldine : Chaque groupe peut s’auto-gérer pour la participation.
Stéphane : Il faut tendre vers une vraie présence et pas à la carte. Pour une dynamique de groupe, une absence est problématique. Pas de règle absolue mais tendre vers une présence tout le week-end. Et pas de limitation de nombre.
Annonce :
Muriel : Rencontre internationale TO en novembre en Seine Saint Denis : Jana Sanskriti, groupe portugais, groupe réunionnais + FéminismeEnjeux. Soirée du 22 novembre avec les quatre groupes mais en version show incomplet. Puis plusieurs représentations dans plusieurs villes. Pas encore les lieux ni les horaires mais ce sera envoyé. Pour femmes du monde en Seine Saint Denis. Du 22 au 29. Recherche de quelqu’un pour traduire le Jana plusieurs fois pendant la semaine. Sera payé.
T’OP : Festival régional en mai : 27, 28, 29 à Lille.
Jeu final + rangement

Seconde rencontre du réseau

RESUME DE LA 2ème rencontre RESEAU TO 15 mars 2014 PARIS

Pour écrire à tous, une seule adresse:  participants@listes.reseau-to.fr
4 règles d’utilisation:

  • Utiliser cet alias pour diffuser newsletters, spectacles, questions et propositions.
  • Mettre toujours un « objet » bien clair
  • N’envoyer que des infos, textes, questions ou avis qui concernent tout le monde.
  • N’utiliser cette adresse que pour des infos concernant directement le TO.

Pour tout le reste: utiliser les adresses persos que chacun a reçues.
(mail du 27/4 10h39 envoyé par jf.martel).

À suivre : le tableau des groupes avec leurs sites et leurs descriptions.

Ci-dessous: le résumé du 15 mars,
à suivre : le verbatim complet.

10h Présentation des 15 groupes et des 27 individus.
Rappel du cadre

11 groupes étaient déjà présents à Lille le 2 nov. 15 le sont aujourd’hui. 3 autres groupes sont intéressés: Théâtre en Mouvement (Annie Quentin), miss Griff (Nicole Charpail), Actor (Sabine Bailly, Rennes). Il n’y a pas eu de réunion de cette ampleur depuis le festival de Massy en 91). On cherche ce qui nous réunit. « on utilise le théâtre de l’opprimé en prévention, en éducation, en thérapie, en communication; sans perdre de vue que le TO vise à lutter contre les oppressions ». Tiphaine donne la parole, Clément note. Ils ont préparé la journée avec JF.

Proposition:

  • Approfondir les 7 points issus de la rencontre de nov,
  • Constituer des sous-groupes pour travailler ces points,
  • Mettre en commun, débattre et décider.
    TITRES DES LES 7 POINTS:
  1. Charte contenu plateforme. Y ajouter quelque chose sur la posture de l’animateur, et sur la proximité avec les mouvements sociaux.
  2. Périmètre du réseau. Place des individus. Mode d’entrée.
  3. Connaitre ce que font les autres. Échanger des comédiens, des jokers et d’acteurs. Créer d’une « bourse du travail ». Partage des compétences.
  4. Les productions artistiques des groupes. les répertorier et aller les voir. Favoriser l’analyse des pratiques, produire des écrits sur le TO.
  5. Information,  communication, en interne et en externe.
  6. Financement du réseau. comment fait-on pour se réunir.  Qui paye les trajets.
  7. Rencontres : quel type de rencontres ? pour qui ? Réunions, festival, atelier, réunions théoriques.

Questions et éclairage avant de commencer le travail en sous-groupes.

JF, Ammar, Potimarron : Le « réseau » ne part de « zéro » : il existe déjà de manière informelle. des liens existent (à lister). Deux rencontres Nord/Sud organisées en 2 ans à Strasbourg.

Mounir travaille  dans différents groupes.
Il rappelle la différence entre « aller dans un groupe pour y chercher ce qui ne fonctionne pas » et  » aller dans un groupe pour voir ce qu’il peut nous apporter ».

Pascal et Géraldine parlent des liens internationaux qui existent avec certains groupes.

Ammar rappelle les différences générationnelles dans cette réunion.

Claudia affirme l’importance d’avoir des discussions, un travail théorique, pour poursuivre les livres de Boal. JF: ne pas se contenter de se référer aux écrits de Boal comme à une bible.

Fabienne rappelle qu’un intermittent ne peut pas ne travailler que dans une seule structure. D’où l’intérêt de trouver des cachets d’intermittences au sein du réseau.

JP cherche à ouvrir son milieu d’intervention à d’autres. Cela pourrait rentrer dans le partage des formations. Emmanuelle: on parle beaucoup « d’outil de formation » mais pour elle, le TO c’est avant tout un outil militant. Plusieurs personnes posent alors la question : le TO est-il un outil militant ?

Géraldine a été invitée dans le réseau par Muriel. Elle demande qui peut-on faire rentrer ?
Ammar repose la question du périmètre du réseau: certes, s’appuyer sur une base, mais minimale. Fabienne a des doutes sur la pertinence de travailler en sous-groupe sur « qui a le droit d’en être, qui n’a pas le droit d’en être ».

Jacqueline parle de la coopération, celle du Potimarron avec NAJE.
JF: « la coopération plutôt que la concurrence. ». IL cite plusieurs exemples de T’OP!  avec d’autres groupes.

Nous décidons de nous répartir en trois sous-groupes :
Charte, périmètre du réseau (points 1 et 2)

coopération (point 3)

Communications (point 5)

Après les sous-groupes, chacun part manger dans le quartier pour se retrouver à 14h30.
Présentation des retours des trois groupes.
1er groupe sur la Charte et le Périmètre du réseau :

Le théâtre de l’opprimé est un outil pour lutter contre les oppressions ». Reconnaitre l’héritage du théâtre de l’opprimé et d’Augusto Boal. Savoir dans quel but on agit: pour la transformation sociale, d’où I’importance du lien avec les mouvements sociaux. Importance de l’expression artistique. Théâtre (artistique) et opprimé (politique).
Le groupe n’a pas tranché sur les modes d’entrées dans le réseau. Une entrée doit se faire suite à des rencontres, plutôt que par cooptation.

Discussion sur ces retours du groupe « charte et périmètre »
JF précise que personne n’a été exclu. Seul un groupe qu’il avait sollicité a refusé l’invitation, n’acceptant pas la référence à l’oppression. Muriel a invité les Fées Rosses: elles sont là.  D’autres groupes sont bien sûr « invitables ».

Ammar: « On peut se connaitre dans nos divergences ». Ne passons pas  trop de temps à + de 20 personnes sur les textes et les mots.
Sara dit qu’au contraire que « les mots ont une importance ».
Catherine : est-ce qu’on va voter sur la charte ? Pour que d’autres ensuite  se positionnent ?

JP: le coté subversif de la pratique du TO n’est pas« chartable ».

Mounir s’inquiète : qui décidera des entrées dans le réseau ? Restons ouverts et modestes, ne soyons pas  inquiets d’avance.

Bastien et JP rappellent l’importance de se référer à  l’histoire du TO.
Sara, Mounir, JF, Jacqueline… puis: laissons nous du temps pour modifier le texte de base.

Décision:  Les propositions de modification ou de complément du texte  « charte de base  » doivent être envoyées à JF, Bastien, et Géraldine.
2ème sous-groupe : la coopération
Qu’a-t-on envie de partager ? Comment crée-t-on un « désir de groupe » ?
restons concrets et pragmatiques.
Il est possible (ça existe déjà) de faire des échanges de comédiens.
Questions:

  • Créer une pièce tous ensemble ? sur des thèmes fédérateurs: le sexisme et le racisme).
  • Créer une oopération administrative)
  • Accueillir d’autres personnes dans le travail de chaque groupe ?
  • Échange de comédiens et de jokers ?
  • Transfert et partage de compétences: faire venir une personne, soit pour nous former, soit  pour faire le boulot.
  • Le réseau pourrait aussi permettre d’appuyer des luttes
  • Importance d’aller voir ce que les autres font.

Discussion sur la coopération
Marion : TB = échanges entre les groupes, aller voir les TF des autres, partager les questions rencontrées dans les stages, organiser l’offre et la demande de stages.

Discussion sur la création collective

  • Pour JF, c’est un objectif prématuré. Commençons par aller voir les représentations des autres.
  • Accord de plusieurs personnes, mais Pascal pense qu’il faut d’abord travailler ensemble même si c’est pas facile.
  • Géraldine propose pour la  prochaine rencontre: Une journée de discussion et une journée de création (atelier).
  • Sara propose de faire cette rencontre sous la forme d’un petit festival avec des habitants.
  • Bastien donne l’exemple de « together » (projet européen) ça coûte de l’argent, c’est possible  mais ça prend du temps.
  • Pour Ammar la coopération = « contacts et échanges entre différentes personnes et entités ». « c’est différent d’une internationale ou d’une fédération. Pas favorable à une création collective.
  • Charlotte propose une création collective que chaque groupe pourrait ensuite représenter chez lui.
  • Muriel insiste sur le lien entre la formation et les échanges. Dans une création collective (en 2 ans?) le réseau du TO pourrait s’impliquer dans une mobilisation.
  • Jacqueline pose la question du financement d’une telle création.
  • Fabienne : Naje a un texte qui est en cours sur la participation des habitants. Pourquoi ne pas utiliser le réseau pour faire une proposition collective?
    Fab propose de nouveau une coopération administrative.
    pour JF recensons d’abord nos Théâtre Forums, afin de connaître concrètement ce qui se fait. C’est une étape avant la création. « Prenons ce qui existe et essayons de l’améliorer ».
    Pour Fabienne le réseau pourrait faire des demandes nationales ou de projet européen,  auprès d’un ministère ET dans plusieurs régions de France.

3ème groupe : la communication.
Comment communiquer entre nous et vers l’extérieur ? »

« Établir une liste des personnes, une liste des groupes, assez détaillées, avec une personne référente par groupe.
Eviter l’abondance de mails, pour ne pas surcharger les boîtes.
Bien préciser l’objet de chaque mail: chacun pourra alors décider de l’ouvrir ou non.
Créer un forum de discussion sur internet, pour échanger sur les questions liées à nos pratiques.
Ouvrir ce forum au public, mais dans un second temps.
Créer une page commune aux groupes du réseau sur Facebook pour la publication d’informations.

Discussion sur la communication

Fabienne pense qu’il serait génial de créer un agenda commun pour la visibilité: « il y a du Théâtre de l’opprimé tout le temps, partout en France » !
Décision:  JF et Ammar sont d’accord pour s’occuper bientôt de la création d’un site, d’un forum, d’une adresse, etc…

Bilan  en grand groupe:  ce qui reste à voir et décisions

Prochaine rencontre: quand ? Durée? où ? Qui l’organise ?

JP: une rencontre présentée sous forme de stage ? (pour la financer).
Marion: Si un groupe organise un évènement en 2014, que la rencontre se greffe dessus.
Fabienne propose octobre à Aubervilliers
Muriel propose le 25 novembre «  journée des violences faites aux femmes »
Pascal propose 2 à 4 jours en sept, à Saint Raphaël
Ammar parle de rationalité économique, JF:  venir ici, à Paris a coûté + ou – 2000 € au total
Tiphaine: ces dépenses ne sont pas collectivisées. Pas toujours à Paris. (La précédente était à Lille) Pour Fabienne, il serait normal de faire une caisse commune pour partager les trajets.

2 ,3, 4 jours?   le week-end ? en semaine ? où ? On vote. Décision :
NAJE fera un sondage pour septembre à Aubervillers:  2 jours, en week-end.

Fabienne propose que les gens arrivent à la rencontre avec des problèmes (liés à des questions) plutôt qu’avec des solutions.
Muriel propose déjà une question « comment fait-on pour travailler avec les jeunes » ?
Géraldine et Bastien: « Comment on travaille avec les mouvements sociaux: comment ? et historiquement ? »
JF souhaite aborder «comment on peut travailler avec les formes brèves (dans les manifs..). »
Marion propose que ces points soient abordés sur deux demi-journées. Et que les deux autres demi – journées soient sur des moments de réunion.

Décisions finales:
RENCONTRE

  • un week-end à la rentrée à Aubervillers.
  • Jean Pierre et Brigitte récoltent les questions pour la demi-journée sur le travail avec les adolescents (avec la problématique de la prévention dans le TO).
  • JF, Géraldine et Muriel s’occupent de la demi- journée sur les mouvements sociaux.
  • L’organisation des deux autres demi-journées (et du financement de la réunion) : Marion et Adélaïde.
  • Les propositions de modification ou de complément du texte  « charte » doivent être envoyées dans le mois à JF, Bastien, et Géraldine.
  • Communication : Ammar et JF, pour la création d’un site, Asmahan : page Facebook. La création d’un agenda est reporté à la prochaine rencontre.
  • Clément, Tiphaine et JF envoient un compte rendu et une liste d’e-mails.

On s’applaudit ! On a tenu les délais de début (10h), de fin (18h), et de la pause repas ! Bastien nous a fait faire un jeu de rythmes, on a gardé le sourire, JF a pris quelques photos.

Notes de Clément, reprise des tableaux par Tiphaine, relecture et synthèse de JF.